Une culture générale de l’internet...
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Auteur de l'article : Mehdi Nait-Sidous

[Article] Journaliste du net

Cher lecteur, l’heure est grave. Le journalisme "traditionnel" est mort et enterré. Le coupable, un infâme espace, sans foi ni loi : l’Internet. Ce fléau touche le monde entier. Oui, lecteur, je sais que toi aussi tu utilises cet outil maléfique. Finis les journaux de qualité comme la Croix, le Monde ou le Figaro. Place à Mediapart ou Slate (quand ce n’est pas Twitter et Facebook). Alors oui, toi, devant ton écran, réveille-toi ! Pour garantir la survie du journalisme du qualité, prévenez votre entourage, Famille de France, le Vatican, les francs-maçons et tous les autres : c’est la guerre !

Mais bien-sûr que non ! C’est avec cette petite introduction provocatrice et gorgée d’une ironie à couper au couteau que j’aimerai te convaincre, lecteur. Internet ne nuit pas au journalisme, c’est même tout le contraire. J’évoquais un peu plus tôt les sites comme Mediapart ou Rue89. Et bien justement parlons-en ! Qui pourrait aujourd’hui douter de leur importance au cours de ces derniers mois ? Ce sont par exemple ces sites internet qui ont été les plus réactifs sur les affaires Woerth/Bettancourt. Ce sont d’ailleurs des anciens journalistes "traditionnels" qui participent à la rédaction de ces sites. On peut aussi parler des sites d’information collaboratifs comme LePost. Mais si cela t’intéresse lecteur, et je sais que cela t’intéresse, je te conseille de lire mon interview de Mad-Dog, journaliste/blogueur sur LePost.

Il faut aussi remarquer que le métier de journalisme a changé au cours de ces dernières années. Le stéréotype du journaliste devant sa machine à écrire avec ses lunettes sur le nez et la tasse de café à la main a (malheureusement ?) disparu. Maintenant, les journalistes sont dans la rue, assistent aux manifs, se mêlant et partageant accessoirement les coups de matraque avec le peuple (quand ils ne sont pas retenus en Afghanistan depuis une année). Maintenant, tout le monde peut s’improviser journaliste sur internet, du chroniqueur expérimenté à toi lecteur, et même moi aussi. Oui même moi...

La naissance d’internet a fait modifier la définition du journalisme. Aujourd’hui, de nouveaux codes de rédactions sont apparus. Par exemple, les articles longs sont proscrits parce que c’est bien connu, les jeunes générations sont allergiques à la lecture. Et ça, les rédacteurs en chef l’ont bien compris. C’est pour cela que depuis quelques mois , on peut voir apparaitre un nouveau type de journalisme : le journalisme-lol. Donner sa définition exacte serait trop compliqué (la preuve) alors je vais juste t’en expliquer le concept. Le journalisme-lol, c’est faire tout l’inverse du journalisme conventionnel. Autrement dit, plus un sujet est sérieux, moins l’angle éditorial choisi le sera. Attention lecteur, si tu as l’impression que le travail des journalistes-lol est accessible ou facile, lis cet admirable articleet tu comprendras . Car, oui, contrairement au journaliste lambda, le journaliste-lol a du talent.

Alors maintenant lecteur, tu ne peux plus croire qu’Internet nuit au journalisme. Ou sinon relis mon article encore une fois... Mais cela en vaut-il vraiment la peine ? Parce qu’au final, le seul crime d’internet, c’est de permettre à des gens sans talent de publier des articles comme celui-ci.



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