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Auteur de l'article : Marianne Demonchy

Les informations journalistiques diffusés sur les réseaux sociaux sont elles crédibles ?

Les réseaux sociaux existaient bien avant Internet. Un réseau social n’est en effet rien d’autre qu’un groupe de personnes ou d’organisations reliées entre elles par les échanges sociaux qu’elles entretiennent. Un club de tricot ou de pétanque en sont des exemples. Internet met en place de nouveaux réseaux sociaux plus larges, plus vastes, plus ludiques, permettant plusieurs interactions possibles entre les personnes membres d’un même réseau social. En France, les réseaux sociaux les plus utilisés sont : Facebook, Twitter, Youtube, LinkedIn En règle générale, les fonctionnalités d’un réseau social sont :
- Créer un profil
- Inviter / Rechercher des amis
- Partager des fichiers (photos, vidéos)
- Alimenter le contenu en postant des commentaires / statuts … Pierre Haski journaliste co-fondateur de rue 89 dit que „les réseaux sociaux, sont en fait des gens que l’on à choisi de suivre et qui peuvent nous apporter quelque chose d’intéressant en terme d’informations, et cela, tous les jours dans le monde entier, et c‘est comme ça que l’information circule“. Un réseaux social est en fait, un ensemble de personnes réunies par un lien social. Cela signifie que nous fabriquons notre propre information en communiquant sur les réseaux sociaux et que l’information que l’on va lire aura été préalablement partagée par l’un de nos „amis“ comme sur facebook par exemple. Eric Scherer dans son article „A-t-on encore besoin des journalistes ? Manifeste pour un journalisme augmenté" explique que jusqu’ici, l’information « descendait » des pouvoirs et des grands médias vers chaque foyer individuel. Désormais, elle se propage et s’étend parmi des gens connectés entre eux. Cette information circule de plus en plus vite et sous des formes toujours plus différentes. Le grand succès des médias sociaux (le Web 2.0) s’explique par le besoin de partager en apprenant et en découvrant ; de discuter et de partager régulièrement sur des sujets qui nous intéressent, avec des gens qui comptent pour nous, dans des endroits qui nous plaisent. Un vaste feu de camp mondial ! Ces nouvelles font désormais partie du « mix » d’infos que nous consommons chaque jour. C’est un vrai changement qui bouleverse le paysage des médias, de la communication et de la publicité. En Septembre 2011, l‘observatoire orange et terrafemina mène une étude s’intitulant : „Du 20 heures à twitter : les réseaux sociaux bousculent l’info“. Cette étude fait apparaitre que les nouveaux médias numériques sont rapides et interactifs mais parfois peu fiables. Si l’on s’intéresse aux sites Internet, blogs et réseaux sociaux, rapidité, suivit en temps réel et exhaustivité sont les trois principales qualités des médias numériques. Quant aux défauts, le plus fréquemment cité est le risque de diffuser des informations non vérifiées.

Demandons nous alors : les réseaux sociaux sont un réel vecteur d’information journalistiques ? L’expérience de Huis clos sur le net à été réalisé par cinq journalistes qui se sont coupés du monde pour ne s’informer qu’avec Facebook et Twitter, cette expérience a mis en avant les nombreux avantages des réseaux sociaux : La fonction d’alerte, la possibilité de dénicher des contacts et d’interroger les contributeurs pour obtenir des précisions et des éclairages sur les informations qui circulent. Le flux continu de posts et de tweets généré par Facebook et de Twitter pose des problèmes de tri et de vérification de l’information. L’info recueillie sur les réseaux sociaux semble coller à l’actualité. Mais il est toujours aussi difficile de traiter une matière non vérifiée et non hiérarchisée. Il apparaît que les cinq journalistes ne sont passés à côté d’aucune information vitale. Il semble également qu’ils n’ont pas été intoxiqués par des manœuvres de désinformation. Pourtant, à y regarder de plus près, les cinq journalistes ont pu voir à quel point les réseaux sociaux ressemblent parfois à un café du commerce numérique. Les petites phrases et les chamailleries politiciennes, tant critiquées quand elles sont diffusées par des médias traditionnels, trouvent ici une caisse de résonance inédite. Les petites polémiques franco-françaises : „Quoi ? Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux se détestent ?“ sont à la une de Twitter, quand sur France Info ou TF1 l’on parlera bien plus de la grève SNCF.

Je voudrais maintenant vous parler de la crédibilité. Pour commencer qu’est ce que la crédibilité ? D’après le dictionnaire, crédible est un adjectif qui qualifie quelque chose qui peut être cru. Autrement dit, le titre de mon article serait plutôt : Peut-on croire aux informations journalistiques diffusés sur les réseaux sociaux ? Cette question en amène une autre qui vous concerne plus personnellement, et fait référence à votre manière d’interpréter les informations journalistiques diffusées sur les réseaux sociaux. Faites vous appel à votre esprit critique ? En effet, l’esprit critique consiste à analyser et à évaluer les raisonnements, et en particulier les énoncés que la société accepte comme vrais. Remarquons que la crédibilité ; c’est à dire ce qui peut être cru par une personne, ne l’est pas forcément pour une autre. C’est pourquoi, il est important de développer son esprit critique pour s’assurer qu’une information est non seulement crédible (que l’on peut croire) mais aussi vraie. Peut-être vous demandez vous comment vérifier la crédibilité et la véracité d’une information sur Internet ? La réponse est simple, en développant son esprit critique ! Dans le cours d’internet culture et communication Filipe Ferreira explique que tout document, quel qu’en soit le support, devrait être critiqué en fonction des question suivantes :

WHO ? - WHAT ? - WHERE ? - WHEN ? - HOW ? - WHY ? QUI ? - QUOI ? - OU ? - QUAND ? - COMMENT ? - POURQUOI ?

Plus les réponses seront convergentes, plus on pourra juger de la validité de l’information... L’université de Rennes propose également une grille d’évaluation de l’information que vous pouvez consulter ici : http://methodoc.univ-rennes2.fr/content.php ?pid=105695&sid=1217951

Si vous êtes curieux, je vous conseil également un livre pour développer votre esprit critique qui s’intitule : « Esprit critique es-tu là ? 30 activités zététiques pour aiguiser son esprit critique ».

Finalement, les informations journalistiques diffusées sur les réseaux sociaux sont crédibles, ou pas. Cela dépend de vous, de vos croyances et de votre esprit critique. "Seul le bon sens et la vérification sur plusieurs sources sont de bons guides".

Sources :

http://www.terrafemina.com/culture/culture-web/articles/7396-medias-et-reseaux-sociaux—l-lere-des-codiffuseurs-dinfo-r.html

http://www.archimag.com/article/peut-compter-sur-facebook-et-sur-twitter-pour-sinformer

http://www.dailymotion.com/video/xq1xds_reseaux-sociaux-et-diffusion-de-l-information_news

http://filipe.f.ferreira.free.fr/dlst/spip.php ?article571

internetsanscrainte.fr



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