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Auteur de l'article : Quilhot Diego

Quels sont les bons cotés à être drogué d’Internet ?

Quels sont les bons cotés à être drogué d'Internet ?

Père noël addict à internet

Internet, une drogue ?

N’importe qui peut vous dire ce qu’est une drogue : une substance qui entraîne une dépendance (sur le plan physique et/ou psychique). Si Internet ne s’injecte pas dans le sang, l’abus de langage « drogué d’Internet » n’est pas totalement impertinent si l’on considère seul le lien de dépendance, la définition de drogue étant elle même ambiguë (l’alcool par exemple, n’est pas estimé être une drogue). Peut-on vraiment devenir addict (drogué) à Internet ? Là n’est pas du tout la question, il est tout à fait impertinent de remettre en cause la tendance qu’a parfois l’Homme à se consacrer à ses activités favorites (jeux d’argent, télévision, vivre avec une femme...). Non, ce qu’il reste à déterminer, c’est si oui ou non, passer beaucoup de temps sur Internet est la pire chose qui pourrait vous arriver.

Mais que peut bien faire un internaute ?

Il existe plusieurs types de surfeurs du net. surfer2 Il y a les surfeurs occasionnels, qui vérifient leur boîte e-mail, et parfois utilisent leur moteur de recherche préféré pour s’informer sur divers sujets. Il y a les surfeurs en bandes, qui utilisent des messageries instantanées pour parler avec leurs amis, familles, ou autres inconnus. Il y a les surfeurs populaires, qui mettent en ligne du contenu personnel (photo, etc...) ou écrivent sur des sujets qu’ils souhaitent partager, via blogs ou réseaux sociaux. Il y a les surfeurs qui se laissent dériver sur le courant, en l’attente d’une vidéo intéressante à regarder sur leur site de partage préféré. Il y a aussi les surfeurs joueurs, qui recherchent le frisson de la vague au travers d’un jeu vidéo en ligne.

La liste est très longue et pourrait continuer... Mais tout le monde ne fais pas que tirer ou que pointer, chaque internaute appartient à plusieurs catégories, l’idée étant que la diversité des personnes fait la diversité du contenu : Avec une population aussi variée, Internet est sans doute la source d’informations la plus complète existante, mais ce n’est pas un fourre-tout pour autant, et ceci pour une raison très simple : l’existence de communautés.

Alors... « C’est Bien » ou « C’est Pas Bien » ?

C’est bien beau d’avoir des millions de surfeurs, mais s’ils sont tous sur la même plage, c’est moins drôle. Les communautés sont une des bases d’Internet. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, si Internet était une encyclopédie de pages classées alphabétiquement, ça serait déjà bien, mais le principal attrait d’Internet, et celui qui crée la dite dépendance, c’est bien évidemment toute sa dimension sociale. Du simple échange d’emails avec un proche à une discussion rassemblant des milliers de participants de dizaines de nationalités sur un forum, la mise en réseau d’un groupe de personne permet en délais de temps très courts ce qui n’est souvent pas possible dans le monde réel : un échange centré sur l’information, rapide, et très efficace. Le coté pratique d’Internet met à terre la plupart des autres moyens de communiquer à distance (surtout que le téléphone est d’ailleurs maintenant disponible via le net). En un clic, on peut accéder à la dernière nouvelle plutôt que de devoir aller chercher le journal le lendemain-matin. Les mêmes avantages d’accessibilité, de rapidité, de mise en partage etc... peuvent être appliqué pour un nombre incalculable de tâches (gestion de comptes, réservation de billets de trains, jeux vidéo...). Community Être « drogué à Internet », c’est à dire se sentir dépendant de cet outil, c’est tout simplement se rendre compte qu’Internet centralise une communication très efficace et des contenus plus qu’éclectiques. Maintenant, il est dit qu’on est dépendant à Internet lorsque l’on s’en sert « trop », ce qui n’a pas vraiment de sens, la vrai question est si l’on s’en sert plutôt que de faire une activité essentielle comme se restaurer ou dormir. Il apparaît que les rares cas soient principalement reliés à l’utilisation de jeux en ligne chez des enfants. En effet, si je pouvais tous les jours accomplir de fabuleuses quêtes ou être le héros d’une guerre anti-terroriste dans la vie réelle, peut-être aussi accorderai-je moins d’importance aux besoins fondamentaux, mais connaissant les bienfaits que peuvent avoir les jeux vidéo (amélioration des réflexes, des capacités à gérer plusieurs choses à la fois etc...), et sachant qu’aucune étude n’a montré que les jeux rendaient violents, ceci ne peut que susciter qu’il s’agit d’un désordre déjà existant chez la personne, et qu’en cas d’enfant, il incombe les parents de surveiller leur enfant.

Au final, c’est la vastitude d’Internet et la routine de s’y rendre tous les jours qui peut faire penser qu’on y est dépendant, mais c’est simplement qu’il y a toujours quelque chose à y faire qui peut retenir les gens, tous les avantages liés à Internet ne disparaissent nullement lorsqu’il y a dépendance, et comme l’a dit Jonathan Bishop, modilisant le World Wide Web tel un univers où interagissent entités, structures et objets : “Dire que l’on peut être dépendant à l’Internet, est comme dire que l’on peut être dépendant du monde réel“.





Images :

 pinguino
 Olivier Tétard
 bdjsb7
 Albany Assossiates

Autres Sources :
 Article Youngmedia
 Article PDMS





Diego Quilhot, le 8 décembre 2009.



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